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24.11.2007

Entretien de François Bayrou au Café Le Roussillon

Un retour sur les leçons politiques de la présidentielle.

Et une présentation du projet de "justice croissante" du Mouvement Démocrate (MoDem) contre celui "d'inégalités croissantes" intrinsèques au projet du Président de la République.

23.11.2007

Rachida Dati s'effondre

L'état de grâce de la Garde des Sceaux est en train de s'effondrer.

Et pour cause, forte d'avoir attiré la contestation de tout le corps judiciaire à son encontre, d'avoir évoqué l'indéfendable franchise sur l'aide juridictionnelle, et d'avoir été 1ee8d329e964e4466ad4691f10e52f00.jpgparachutée - sans formation à l'atterrissage - comme candidate à la Mairie du VIIè à Paris, Rachida Dati connaît une perte de confiance de 13 points.

Rachida Dati  est l'emblème de la politique d'intégration de Nicolas Sarkozy : elle connaîtra donc un soutien plein et entier du Président de la République, quoiqu'il arrive. Cependant, son jusqu'au-boutisme dans un projet de réforme éminemment inégalitaire commence à faire des mécontents.
Et pour cause, la réforme de la carte judiciaire est un combat idéologique pour le président. Et non un combat budgétaire.
Forts d'attaquer ce qu'ils appellent les corporatismes du corps judiciaire - qui existent c'est un fait, mais qui est ici pris comme argument d'amalgame -, le Président et la Garde des Sceaux mènent actuellement un combat des forces exécutives contre les forces judiciaires. Les forces législatives ont été mises au silence depuis déjà longtemps : ce combat est pour le Président le combat contre "les corporatismes de résistance".

Si Nicolas Sarkozy loue avec la grandeur d'âme qui le caractérise la mémoire de Guy Môquet, il n'en demeure pas moins que la résistance à son pouvoir semble lui poser un problème personnel.

Agitation politique, exercice de volontarisme, les qualificatifs positifs ou négatifs ne manquent pas pour décrire l'action du gouvernement. Cependant, il y a un moment où malgré tout les citoyens - même parmi les 53% qui ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle - commencent à avoir des doutes sur l'honnêteté de son action politique.
Malgré de nettes avancées dans la conscience écologique avec le Grenelle de l'Environnement de Jean-Louis Borloo, des doutes commencent à faire leur chemin : le programme du gouvernement comporte sur de nombreux domaines des inégalités de traitement volontairement assumées, entre le paquet fiscal qui profite à l'électorat le plus favorisé, et la politique sur les franchises 8b75eacc936f2ffe3cd90474bb381f12.jpgmédicales et l'immigration qui stigmatise la pauvreté comme une culpabilité et une fainéantise.

Dans la politique de Nicolas Sarkozy, mieux vaut avoir un parachute, sinon on est destiné à se serrer la ceinture.

Et d'ailleurs, alors qu'elle n'a jamais eue d'expérience d'élue, Rachida Dati se trouve catapultée candidate à la Mairie du VIIè. A tel point que des militants UMP contestent même cette démarche.

La cote de popularité de la Garde des Sceaux s'effondre à mesure que les inégalités flagrantes de la politique et des choix politiques du gouvernement se dévoilent.
Preuve en est que le centriste Nicolas Perruchot a quitté la semaine dernière son poste de porte parole du Nouveau Centre à l'Assemblée le Nouveau Centre, ayant été désavoué alors qu'il souhaitait apporter des éléments de débats contradictoires aux projets de la majorité présidentielle.

Thibault

19.11.2007

Elections Municipales 2008 : François Bayrou entre dans l'arène à Pau

in Libération

François Bayrou (re)part à l’assaut de Pau. Le président de l’UDF-Mouvement démocrate (Modem), qui sait l’épreuve des municipales «délicate» pour sa formation, se jette en personne dans la bataille municipale. Après une première tentative malheureuse en 1989, il a annoncé vendredi briguer de nouveau la mairie tenue par les socialistes depuis 1971.

6175384d77e7e3dc3199ab0d78e44f88.jpgPour les Palois, cette candidature ne faisait plus guère de doute, le Béarnais ayant ces dernières semaines multiplié les réunions de quartier. De ces rencontres, le député des Pyrénées-Atlantiques est sorti convaincu de sa popularité locale. Au premier tour de la présidentielle, il était arrivé en tête à Pau avec 30 % des suffrages (contre 18,57 % au niveau national). Celui qui ambitionne toujours de se présenter à l’élection suprême en 2012 sait qu’une défaite à Pau anéantirait ses espoirs. Le défi, pourtant, méritait d’être relevé.

Pour augmenter ses chances, François Bayrou accommode l’ouverture à sa façon : Josy Poueyto, conseillère municipale démissionnaire du PS et première adjointe de la municipalité sortante, et Nicole Bensousan, ancienne rectrice des académies de Rouen et de Lille, «qui vient de l’UMP et du RPR», devraient figurer sur sa liste. Pour le centriste, ce «rassemblement d’hommes et de femmes de sensibilité démocratique différente» va permettre d’expérimenter à Pau une «nouvelle approche de la politique» et d’«inventer une démocratie locale d’avant-garde» s’appuyant sur «des citoyens conscients, responsables, engagés».
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Face à cet adversaire déterminé, l’actuel maire, Yves Urieta, élu par le conseil municipal le 30 mai 2006, après le décès du maire socialiste André Labarrère, lorgne ouvertement sur sa droite. En octobre, sa rencontre avec Nicolas Sarkozy à l’Elysée avait défrayé la chronique locale. Au point que la section PS paloise lui préfère aujourd’hui une candidate moins controversée, la députée Martine Lignières-Cassou, proche du premier secrétaire du PS, François Hollande.

614e37e8d748d47fe64e4ee24ea28348.jpgPour conserver son siège, le maire sortant joue donc désormais à fond le jeu de l’ouverture prônée par le président de la République. L’UMP, qui a commandé un sondage sur l’état des forces à Pau, attend la semaine prochaine d’en connaître la teneur avant d’accorder officiellement son soutien à Yves Urieta. S’il obtient de conduire une liste d’ouverture sarkozyste, il devrait rejoindre Gauche moderne, le parti que lancera à la fin du mois l’ex-socialiste Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Francophonie. L’opportunisme manifeste du sortant pourrait servir le dessein de Bayrou à Pau.

12.11.2007

Café Démocrate du 14è sur la Petite Enfance - Reportage

Par Laurent Guimier et Laurent Ochonisky
Reportage Photos :
Karim-Pierre Maalej

Ensemble du reportage disponible sur Slide.com

 Lundi 22 octobre, à l'occasion d'un café politique organisé par les Démocrates du 14ème, les parisiens ont pu échanger autour du thème de la petite enfance et des crèches.

8a4758fa45f65ff5c53d6ba4ced18597.jpgDaniel Cayol, Président de la section UDF-MoDem du 14ème a pris la parole. Il a porté le message de soutien à cette initiative de Marielle de Sarnez , candidate UDF-MoDem à la Mairie de Paris puis le débat s'est engagé.

Diagnostic

La population parisienne présente des spécificités qui nécessitent une offre et des solutions de garde innovantes. Christelle de Crémiers, conseillère d'arrondissement du 17è déléguée à la petite enfance, a précisé que le nombre élevé de familles monoparentales, la forte proportion de femmes actives et de salariés aux horaires décalés, sont autant de contraintes pour la mise en oeuvre d'une politique de la petite enfance adaptée. Les besoins et les solutions d'accueil des jeunes enfants doivent être en adéquation avec ces enjeux.

6747b844907b1168a76aa167e771b243.jpgDans le 14è, le bilan quantitatif de l'équipe sortante est notable, mais concentré essentiellement sur l'accueil collectif en crèches associatives. Ce choix politique requiert de très importants moyens financiers et immobiliers. Les besoins et les attentes des familles parisiennes perdurent. Ainsi, Thibault Mercier a rappelé que, dans le 14è, les 1.700 places en crèche disponibles début 2007 n'ont pas permis de satisfaire toutes les demandes. 1.000 d'entre elles ont été rejetées. En outre, une forte disparité entre les quartiers est observée : abondantes dans le quartier de Montparnasse, les places sont inexistantes dans le triangle formé par les avenues Moulin, Leclerc et Coty.

Des participants ont souligné la volonté de transparence de la mairie sortante par la création d'une commission d'attribution, dont Marianne Auffret, maire adjointe du 14è déléguée à la petite enfance, a présenté le fonctionnement.

Au cours du débat, Odile et Jérôme Kalfon ont confronté leurs points de vue sur le "mode de garde idéal". Odile se sent rassurée par le cadre sûr et stable d'une crèche collective. Jérôme Kalfon retient qu'à la différence d'une garde à e4f8d7d69b488bd5528dd25382453fa4.jpgdomicile, la garde en collectivité n'offre pas de solutions dès que l'enfant est malade ou que les horaires de travail des parents sont incompatibles avec ceux de la crèche.

Propositions

Fabrice Hauet et Hervé Jacob ont insisté sur le fait que les parents devraient pouvoir choisir librement leur mode d'accueil. Pourtant, ce choix est principalement déterminé par la situation socio-économique de la famille. Le moindre coût d'une place en crèche et l'application de critères sociaux, nécessaires dans un contexte de carence de l'offre, font que les familles les moins favorisées pourront obtenir des places en crèches. Les familles les plus aisées devront s'orienter pour une garde à domicile, plus flexible, mais plus coûteuse.

L’UDF-MoDem pense que la politique de la petite enfance à Paris doit passer par une forte valorisation de l'accueil à domicile et des modes d'accueil en crèches familiales, pour lesquels la Ville doit se porter garante en termes de sécurité et de qualité du service. Parallèlement, Christelle de Crémiers a précisé que la Ville doit établir et maintenir le lien entre bfdc1dab9f4e22bd49e5bdb20691e378.jpgles Parisiens (parents, nounous, associations), notamment en les informant et en mettant un point d'accès unique pour traiter les demandes en vue de simplifier les démarches.

Remerciements

Section du 14è représentée par : Daniel Cayol, Yves Ogé, Jean-Louis Castanède, Marie-Isabelle Pichon
Equipe du Café Démocrate du 14è sur la Petite Enfance : Thibault Mercier, Hervé Jacob, Fabrice Hauet, Laurent Guimier, Laurent Ochonisky, Nicolas Mansier, Christiane Chetrit, Mehdi Benchoufi, Karim-Pierre Maalej, Nicolas Balley

11.11.2007

Municipales Lyon 2008 - François Bayrou propose de consulter les militants

François Bayrou a rencontré et débattu, le 8 novembre 2007, avec plus de 500 adhérents et militants du Mouvement Démocrate réunis à Villeurbanne.
Projet de société, valeurs communes, organisation de Mouvement Démocrate et Congrès du mouvement (30 novembre au 2 décembre) furent largement discutés avec notamment avec François Bayrou Michel Mercier (président du groupe UDF-UC au Sénat) , Muguette Dini (Sénatrice) et Christophe Jourjon (secrétaire fédéral). Mais il fut aussi question de la préparation des élections municipales, et en particulier de la ville de Lyon. Le président du Mouvement démocrate a proposé la mise en place d'une consultation des adhérents lyonnais de l'UDF-Mouvement démocrate marquée par un vote, le 5 décembre prochain. Ce processus permettra de départager les différents candidats et de constituer des listes solides et unies puisque François Bayrou a souhaité que les candidats à la candidature s'engagent à faire partis des listes conduites par celui qui sortira en tête de la consultation.

07.11.2007

Fragilités de l'UMP pour les municipales à Paris

In Le Monde, Béatrice Jérôme

Françoise de Panafieu est à la peine. Mardi 6 novembre, la candidate de l'UMP à la Mairie de Paris présentera devant la commission d'investiture de son parti le casting dont elle rêve pour conduire les listes dans les vingt arrondissements. Avec deux ambitions : renouveler et féminiser. Et une volonté apparemment intacte : "Qu'est-ce qui peut faire perdre Delanoë ?", lui demande un journaliste. "Moi", assure-t-elle.

Sa capacité à imposer ses choix se heurte toutefois aux résistances des élus sortants, et aux réticences des personnalités d'ouverture qu'elle aimerait enrôler. "Grâce aux primaires voulues par Sarkozy, la droite est enfin unie à Paris, ee1d74128801981bdfb6340e5e0ba58e.jpgrelève un cadre dirigeant de la fédération UMP de Paris. Mais la candidate désignée par les militants se révèle incapable de fédérer les troupes."

Encouragée par Nicolas Sarkozy, soucieux de lui trouver une implantation électorale, Rachida Dati devrait être investie tête de liste dans le 7e. La ministre de la justice est assurée d'être élue dans ce fief de l'UMP. Elle pourrait briguer à terme la succession de Martine Aurillac, députée (UMP) de la circonscription.

En revanche, la venue de la ministre de la culture, Christine Albanel, espérée par Mme de Panafieu dans le 5e, à la place de Jean Tiberi, maire sortant, semble compromise. "Je constate que le parachutage ne plaît pas aux électeurs", affirme M. Tiberi. Celui-ci aimerait que son fils, Dominique, conseiller d'arrondissement dans le 17e, lui succède à terme à la mairie du 5e. Mme de Panafieu imagine volontiers Dominique Tiberi numéro 2 derrière Mme Albanel. Jean Tiberi rendra son verdict mardi et espère être entendu, dit-il, s'il juge préférable de conduire lui-même la liste. Un possible blocage qui a un air de déjà-vu : " On est en 2007, et on est encore en train d'essayer de se débarrasser de Tiberi", soupire un cadre de l'UMP.

Fortement pressenti par Mme de Panafieu pour affronter le maire (PS) du 9e, Jacques Bravo, Pierre Lellouche se dit bien "déterminé" à être candidat... mais dans le 8e. Lui qui songe à se présenter à la Mairie de Paris en 2014 est en effet sûr de l'emporter dans cet arrondissement détenu par l'UMP. Député d'une circonscription à cheval sur ces deux arrondissements, M. Lellouche préfère soutenir dans le 9e la candidature de Delphine Bürkli, 33 ans.

Dans le 16e, Françoise de Panafieu souhaite que Claude Goasguen soit désigné tête de liste. Il a aussi le soutien de Pierre-Christian Taittinger, maire depuis 1989. Bernard Debré (UMP) menace toutefois de se présenter en candidat dissident. "Les chances de Debré d'arriver devant Goasguen ne sont pas nulles", s'inquiète un élu UMP. Le cas Debré "est une affaire classée", affirme néanmoins Mme de Panafieu.

Dans le 12e, Mme de Panafieu aimerait persuader Jean-Marie Cavada de se présenter pour l'UMP. Un sondage Ipsos commandé par le parti sur le 12e indique que l'ancien journaliste pourrait faire jeu égal avec la gauche face à Michèle Blumenthal, maire (PS) sortante. M. Cavada, député européen et membre du Modem, serait un atout décisif dans cet 86e96d5b2c9462461dd5e05057d2ed0c.jpgarrondissement de tradition centriste.

S'il repassait à droite, le 12e donnerait six conseillers de Paris de plus à l'UMP : un renfort nécessaire - à défaut d'être suffisant - pour espérer renverser la majorité de gauche au Conseil de Paris. Bien que très courtisé, M. Cavada entretient le doute sur ses intentions. Ipsos a aussi testé Rachida Dati et Françoise de Panafieu auprès des électeurs du 12e : supérieur à celui de la ministre de la justice, le score estimé de la députée du 17e ne dépasse pas 45 % des voix.

"Françoise est attendue au tournant par une bande de machos", s'agace une élue UMP proche de la candidate. Celle-ci ne fait pas pour autant l'unanimité chez les femmes. "Je lance un appel à Nicolas Sarkozy pour qu'il s'implique dans la campagne, sinon nous sommes perdus", s'alarme Linda Asmani, tête de liste dans le 10e. Une inquiétude partagée à l'Elysée. "Françoise, ça va mieux ?", a demandé M. Sarkozy à un témoin des premières réunions de campagne de la candidate. La réponse ne l'a guère rassuré
 
 
Notes :
Le conseil de Paris se compose actuellement de 163 élus répartis en 8 groupes politiques. La majorité compte 87 élus : 52 socialistes et radicaux de gauche, 17 Verts, 11 communistes et 7 élus du Mouvement républicain et citoyen.
Dans l'opposition, l'UMP compte 54 élus. Le Modem a 10 conseillers dont 3 ex-Verts et 7 ex-UDF. 5 transfuges de l'UMP et de l'UDF ont créé le groupe Nouveau Centre. 5 élus ont quitté l'UMP pour le groupe Paris libre. Le conseil compte 2 non inscrits.

06.11.2007

Dorothée chez Michel Drucker

Un petit moment d'anthologie pour tous les trentenaires !

Une vidéo très émouvante pour tous ceux dont l'enfance a été bercée par les "c'est comme un tremblement de terre" ou les "Ouh la menteuse ! elle est amoureuse !"

;-)

03.11.2007

"Fichez pas mon pote"

Dans sa quête d'une république de quotas et d'un pilotage de l'immigration dit plus efficace, le ministère de l'identité nationale de Brice Hortefeux prend une mesure pour distinguer les individus en fonction de leur couleur de peau, en fonction de leur religion et en fonction de leur origine : les statistiques ethniques.

Cette disposition de la loi Hortefeux a fait l'objet d'un recours devant le Conseil Constitutionnel.

Une mobilisation massive est nécessaire pour empécher cette pratique, qui nuit à l'équilibre de la république. Les visions sécuritaires court-termistes du gouvernement Fillon-Sarkozy essaient de troquer des réductions de vigilance indolores contre des entailles majeures contre les libertés publiques.

Fichage ADN des immigrés candidats au regroupement familial, statistiques ethniques, le matérialisme et le fanatisme du chiffre attaquent chaque jour les libertés publiques, et la vision que l'on peut se faire de l'humain en France et en Europe.

Signez la pétition sur www.fichepasmonpote.com.

Thibault

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