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29.09.2007
La France en pleine crise institutionnelle
Actuellement le Comité Constitutionnel travaille à un projet de révision constitutionnelle autour de l'ancien Premier Ministre edouard Balladur. Doit-on axer la Vè république vers un renforcement des pouvoirs parlementaires régime d'assemblée plus fort, une plus forte présidentialisation du régime, une suppression du poste de Premier Ministre ?
D'où vient la question ?
En lisant leFigaro.fr, je suis tombé sur un article qui rappelait les origines de la remise en question des institutions de la Vè république : la crise de confiance des français envers leurs propres institutions.
Une étude Ifop, commandée par l'UMP, indique que 53% des français ne connaissent pas leur député. Cumul des mandats, absentéisme parlementaire, consignes de votes partisanes, passages en force du gouvernement, sont les principales raisons d'une perte de confiance des français envers leurs parlementaires.
Marie-Isabelle avait évoqué ce sujet au mois de Juillet dernier.
Étienne Pinte, député UMP des Yvelines : « Est-il normal qu'il n'y ait que vingt-trois députés présents à 4 heures du matin pour voter une loi aussi importante que celle concernant le regroupement familial des étrangers ? ». Le député UMP, qui avait déjà défrayé la chronique la semaine dernière en remettant en cause le projet de loi d'analyse ADN pour les candidats immigrés au regroupement familial, remet les pieds dans le plat cette semaine en soulignant l'absentéisme parlementaire sur un sujet aussi important que l'immigration et la bioéthique.
Depuis que Nicolas sarkozy est président de la République française, les incohérences de la Vè république sont criantes. Le premier ministre François Fillon est réduit à un rôle de décorateur d'intérieur, à l'instar du Secrétaire Général de l'élysée Claude Guéant et du Conseiller de l'Elysée Henri Guaino. Le Le 6è président de la Vè république annonce un style présidentiel différent en faisant de l'Elysée le coeur de l'action gouvernementale, de Matignon, la résidence de vacances d'un ministre au chômage technique et du Palais-Bourbon la caisse enregistreuse de l'industrie législative lancée par le président (immigration, bouclier fiscal, universités, retraites, etc.).
En bref, les français ne comprennent plus rien et recommencent à se désintéresser de la politique. J'ai découvert cette semaine que ce désintérêt et cette crise de confiance peuvent être considérée comme symptômatiques de la démocratie. Cette crise s'appelle l'Ochlocratie , une forme de dégénérescence de la démocratie, une dénaturation des institutions au profit d'une politique populiste, peu réaliste, et sujette aux explositions urbaines. On l'a bien vu avec la crise du CPE : l'absence de pouvoir parlementaire à entraîné des vagues grandissantes d'émeutes et de manifestations dans les rues. La crise de confiance dans les institutions à entraîné des mouvements de foule, qui ont court-circuité la voie parlementaire démocratique, inerte, stérile, et inutile.
Pour le grec Polybe, dans sa théorie du cycle des régimes, la démocratie mène à l'ochlocratie. Laquelle forme de démocratie dégénérée entraîne une recherche déséspérée de l'homme providentiel, et l'instauration d'une forme de monarchie.
Si la Commission Balladur travaille actuellement à une adaptation des institutions au monde moderne, nul doute que la présidentialisation du régime paraît une sortie assez naturelle de leurs travaux.
François Bayrou et François Hollande se sont également rencontrés cette semaine au sujet des institutions pour s'entendre sur l'amélioration du pouvoir parlementaire : ils défendront une dose de proportionnelle de 10% aux élections législatives. Cette proposition sera peut-être reprise dans le projet de refonte des institutions.
Dans la perspective que les français refassent confiance en la politique de leur pays.
Thibault
18:35 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, institutions, démocrate, républicain
27.09.2007
"Le Tour du Monde en 80 jours" au Café de la Gare : une pièce à aller voir de toute urgence
Un vrai moment de bonheur !
"Le tour du Monde en 80 jours" est une pièce qui se joue actuellement au Café de la Gare dans le IVè arrondissement à Paris. C'est une (très) libre adaptation de l'oeuvre de Jules Verne. Burelesque, truculente, anachronique, cette pièce, mise en scène par Sébastien Azzopardi, est un vrai régal.
Elle reprend, dans l'ensemble, les voyages de Philleas Fogg, british gentleman de la fin du XiXè, et de son fidèle Passepartout, dans la quête d'un apparemment inacessible Tour du Monde en 80 jours.
Les comédiens Alexandre Guilbaud, Gilles-Vicent Kapps, Réjane Lefoul, Yan Mercoeur et Romain Canard livrent un Philléas Fogg élégant et décalé, un inspecteur Fix déjanté, maladroit et complètement en rupture, des anglaises absurdes regardant des courses de chevaux, une hindoue sous opium, des consuls sous Lexomil, des chinois aux proverbes à mourir de rire. Et j'en passe...
En bref, une pièce comique, avec un texte ciselé, très fin, qui ne sombre jamais dans le grotesque ou la vulgarité, avec des rebondissements incessants, un rythme inégalé.
Un moment incontournable ! A ne pas rater !
Thibault
23:45 Publié dans Culture et éducation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2007
Les Verts veulent leur part du bilan écologique parisien
Pas évident pour Denis Baupin de faire exister son bilan face à celui de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris. Si Denis Baupin est l'adjoint Vert aux Transports du Maire de Paris sur la mandature 2001-2008, il n'en demeure pas moins que les grands chantiers estampillés Développement Durable, la tramway T3 et le Vélib, sont revenus électoralement à Bertrand Delanoë.
Les Verts sont taxés de conservatisme voire d'intégrisme écologique par un certain nombre de parisiens et par le Maire de Paris lui-même. Les quartiers verts, ces labyrinthes maladifs à sens unique des petites rues parisiennes, sont une incarnation d'une politique verte qui dépasse parfois la limite du raisonnable.
Il est indéniable que la mandature PS-Verts a permis une prise de conscience écologique de la capitale parisienne. Et que pour ce faire, il fallait mettre le pied à l'étrier de manière drastique, et avoir une politique verte volontaire. Malheureusement le jusqu'au-boutisme vert a connu certaines déconvenues... dont le PS souhaite se dégager en terme d'alliances politiques.
Bertrand Delanoë a alors réussi à s'adjuger la primeur des deux grands chantiers écologiques à succès de Paris, tout en se dédouanant des prises de décision vertes moins porteuses électoralement.
Actuellement les sondages portent les Verts à environ 5% des voix pour la Mairie de Paris - contre 12% en 2001 -. Ce qui pousse Bertrand Delanoë à se rapprocher des positions démocrates de Marielle de Sarnez, qui devrait sans doute signer un score à deux chiffres au premier tour des élections municipales.
Vidés de leur substance électorale, vidés de leurs succès municipaux par le Maire Bertrand Delanoë, les Verts parisiens, représentés par Denis Baupin, ne savent pas bien comment attaquer l'échéance municipale.
Thibault
16:25 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, paris, baupin, delanoe, sarnez
22.09.2007
Flashback : Interview de Corinne Lepage, candidate à l'élection présidentielle de 2007
Une vidéo de Corinne Lepage, pour soutenir sa candidature à l'élection présidentielle de 2007.
17:05 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, bayrou, républicain, lepage
21.09.2007
Nicolas Sarkozy souhaite mettre fin à l'identité nationale française
Nicolas Sarkozy est présent dans les médias, c'est le moins que l'on puisse le dire. Le "concours de lèche devenu sport national" dénoncé par François Bayrou au Forum des Démocrates de Seignosse concerne aussi bien les politiques ventre-à-terre que les grands médias comme TF1 ou France 2.
Le Canard Enchaîné révèle d'ailleurs cette semaine, que l'interview de Dominique de Villepin à France 2 a été étrangement annulé pour que la chaîne puisse consacrer une émission spéciale à Jacques Martin.
Le Figaro a décidé de flatter la droite conservatrice en lançant un épineux sondage : "Seriez-vous choqué si Bertrand Cantat était libéré ?"
Question que l'on n'a pas à se poser, parce qu'en droit françois, une libération peut être anticipée après la moitié de la peine passée en prison, si la condamné a eu une bonne conduite. Moyen d'assurer la réhabilitation des prisonniers et de permettre leur réintégration morale.
Mais bon, M. Dassault, parlementaire UMP et actionnaire du Figaro, n'en est pas à ce genre d'explication près. Qui ferait beaucoup trop "gauchiste", n'est-ce pas ?
Qu'observe-t-on en ce moment dans la vie politique française ? Un président Sarkozy omniprésent sur tous les fronts :
sur le terrain social, sur la justice, sur les projets de privatisation de Gaz de France et d'Areva (cadeau pour son ami Martin Bouygyes), sur l'immigration.
Le-dit président a asséché tout détracteur politique en laminant la gauche par sa stratégie d'ouverture, et en isolant François Bayrou à l'assemblée.
Le Président a donc pour le moment les mains libres pour attaquer sur plusieurs fronts sociétaux et désorienter les ripostes politiques.
Apparemment seul au monde, le président Sarkozy est actuellement sur un nuage d'invicibilité, que les sondages d'opinition semblent approuver - mais dont je doute personnellement de la véracité, mon entourage propre n'étant pas convaincu par la vision du Président -.
Derrière les attaques de chaque jour, le Président Sarkozy ne cherche qu'une seule chose : mettre fin rapidement à l'identité nationale française.
En attaquant les régimes spéciaux, l'Etat Providence et la Fonction Publique, la tradition d'asile française par le pistage ADN des immigrés candidats au regroupement familial, l'indépendance de la Banque centrale européenne, Nicolas Sarkozy souhaite mettre fin à la spécificité du modèle social français. Modèle qui repose sur un état social fort, protecteur des différentes classes, et sur une tradition indépendante universaliste et humaniste du monde.
Mais pour Nicolas Sarkozy, l'humanisme ne fait pas vivre. Très loin de l'idéologie franc-maçonne, Nicolas Sarkozy souhaite américaniser l'économie française et libéraliser la sociologie.
Souvenons-nous que pour permettre de faire accéder le FN au premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait appelé au pluralisme politique. Vaste fumisterie car le président de la république est actuellement en train de remettre en cause l'équilibre des pouvoirs essentiels au maintien de toute démocratie. En attaquant les juges et le système pénal, en décrédibilisant volontairement l'indépendance du corps judiciaire, avec le concours des médias et en prenant Rachida Dati comme une bête de foire, égérie de l'intégration républicaine, Nicolas Sarkozy souhaite avoir les mains libres et réduire le monde de la justice au silence.
Déjà les principes mêmes de la Ve republique présidentialisent le régime : mais le Président compte bien appuyer sur l'accélérateur et accroître les pouvoirs de l'exécutif au détriment du législatif et du judiciaire.
Nicolas Sarkozy flatte une partie conservatrice de l'électorat en exacerbant les notions de travail, d'ordre et d'autorité. Tout ceci n'ayant pour but que de ringardiser la contestation.
La contestation est actuellement en train d'émerger au sein même de la majorité par le concours des modérés et des libéraux de droite, qui souhaitent nuancer le discours très libéralo-droitier du président : le Nouveau Centre avait souhaité amender le bouclier fiscal et Etienne Pinte, député UMP, s'est hier, vivement désolidarisé du projet de pistage ADN des immigrés candidats au regroupement familial.
On peut espérer sincèrement que les citoyens français vont rapidement se désaouler de l'ivresse sarkozyste... avant d'avoir la gueule de bois, en se rendant compte de la réalité du projet du président, visant à ringardiser le modèle public et social français.
Thibault
14:45 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moDem, bayrou, démocrate
19.09.2007
Les démocrates en route pour les municipales
Alors que Nicolas Sarkozy s'acharne sur l'identité française avec ses projets de recherche d'ADN sur les étrangers, de mise à mort du modèle de protection sociale à la française et de chasse aux juges, le signal de départ de la campagne municipale a été donné.
La gauche et la droite avaient un certain attentisme par rapport aux déclarations de François Bayrou lors du Forum des démocrates de Seignosse du week-end dernier.
Le président de l'UDF-Mouvement Démocrate y a déclaré que les démocrates présenteraient un projet indépendant fondé
sur la sociale-économie. Si François Bayrou reconnaît l'énergie du président de la République, il l'a vivement attaqué sur sa vision ultralibérale de l'économie et sur ses vélléités d'alignement de la France sur la politique américaine. "Le président décide de tout, tranche sur tous les sujets, le gouvernement a disparu, sauf ceux qu'épisodiquement distingue la faveur qui vient d'en haut. La politique du gouvernement est devenue un concours de lèche permanent où le cirage de pompes est devenu sport national. (...) J'ai avec Nicolas Sarkozy un conflit de valeurs.", a ajouté M. Bayrou, condamnant "les signes multipliés au monde de l'argent, au CAC 40, aux milliardaires, à l'univers du Fouquet's, la "pipolisation" de la société, la vedettarisation de la politique, la jubilation des hot-dogs avec Bush père, Bush mère, Bush couple. (...) Je conteste, en tant que père de famille, que l'on vienne me dire que l'argent est le corollaire du succès."
Suite à cette clarification d'indépendance et de vision politique, le MoDem doit clarifier sa construction.
Changer une organisation, préparer des renversements d'alliances n'est pas une chose simple, c'est évident. On l'a bien vu le 23 avril au matin où une rimbambelle de courageux députés ont retourné leur veste du côté bleu pour préserver leurs strapontins parlementaires. Si Victor Hugo précisait "qu'il préferait la conscience à la consigne", cette phrase prend tout
son sens ici-même. François Bayrou est pleinement conscient de la difficulté d'un renversement d'alliances et assume l'entière responsabilité de cette stratégie.
Un certain nombre d'élus se demandent si cette nouvelle stratégie peut remettre en cause les 800 fiefs locaux de l'UDF, acquis aux municipales de 2001. Le Mouvement Démocrate devra trouver aux municipales ce juste équilibre entre une ligne d'indépendance de projet clairement affichée, et un souhait de conserver les alliances locales qui fonctionnent bien. Essentiellement orientées à droite, actuellement.
Pour en illustrer la difficulté, on se rappelle de l'accrochage entre François Bayrou et Thierry Benoît, Député d'Ille et Villaine, au Forum des Démocrates : "(Tu es) obsédé par la droite, alors que tu as été élu par la gauche. Franchement, s'ils avaient su que tu étais tellement de droite, je ne suis pas sûr que tu aurais été élu", a précisé Bayrou.
François Bayrou a expliqué à la presse après son discours de clôture du Forum : "Dans la plupart des cas, notre intention est d'avoir des listes indépendantes, mais il y a un certain nombre de cas où il y a des majorités sortantes qui marchent bien, alors nous dirons à ces majorités d'élargir les listes".
Au mois de Novembre 2007, le congrès de l'UDF permettra de clarifier les questions d'organisation du Mouvement Démocrate et d'officialiser l'entrée en campagne des listes muncipales démocrates.
Actuellement, cela bouge pas mal dans les rangs de l'UMP et du PS. Patrick Devedjan, le talentueux homme politique qui avait traité Anne-Marie Comparini, élue démocrate lyonnaise, de "sal*pe" cet été,
lance les conventions UMP pour préparer les municipales et assécher les partis concurrents avec la poursuite de la sacro-sainte ouverture-débauche présidentielle.
La campagne municipale sera alors ardue dans les trois principales villes de France.
A Paris, Bertrand Delanoë affiche un assez bon bilan pour les parisiens, et des projets de transport urbain très médiatiques comme le tramway T3 et le Vélib. Les derniers sondages du Parisien donnent 47% au PS au premier tour, 33% à l'UMP et 8% au Mouvement Démocrate, la campagne n'ayant pas encore réellement commencé.
A Lyon, le maire PS Gérard Collomb compte bien sur un rapprochement des socialistes avec les démocrates, pour recomposer l'union sacrée de l'époque Barre. Cette union aura lieu avec Azouz Begag et Anne-Sophie Condemine, qui devraient assurer le leadership du MoDem à Lyon, Anne-Marie Comparini ayant décidé de se retirer de la vie politique, fatiguée des coups bas.
A Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), Jean-Noël Gérini (PS) et les démocrates débattront sur un certain nombre de sujets chauds comme l'incinérateur de Fos-sur-mer, l'explosion des prix de l'immobilier et la saturation des réseaux routiers.
La campagne municipale bouilllonne.
Thibault
11:55 Publié dans Municipales 2008 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : moDem, bayrou, démocrate
17.09.2007
Le Mouvement Démocrate fait sa rentrée politique à Seignosse
Cela fait un effet étrange de se dire que l'on est peut-être en train de vivre un moment historique. "Le forum des démocrates ? C'est juste une bande de bayrouistes qui a passé un week-end à la mer !", diront le Figaro et autres Lagardère Boys !
Non, bien sûr que non ! Le MoDem, c'est l'incarnation d'une prise d'indépendance. Depuis 30 ans, l'UDF s'est toujours tourné à droite. A toutes les élections, à un point tel d'ailleurs, qu'il a fini par en perdre son identité.
Lors de ses interventions devant un parterre de 2500 militants, nouveaux militants démocrates, anciens UDF, Cap21, PS ou UMP, François Bayrou a rappelé un certain nombre de moments clés de l'histoire du centre. Il a précisé, que, l'en s'inféodant systématiquement au RPR puis à l'UMP depuis 30 ans, et en faisant des listes communes aux élections européennes, l'UDF avait perdu son identité et s'était retrouvé "centrifugé" (sic) par la grande droite républicaine. Effectivement, plus qu'un effritement par sa droite, le centre français s'est littéralement fait démolir par le RPR-UMP, avec les départs de grandes pointures comme Pierre Méhaignerie, André Santini ou Philippe Douste-Blazy (pour ce dernier, c'est tout de même beaucoup moins grave que pour les deux premiers !).
Le centre indépendant, c'est une représentation digne de la France, une volonté d'autonomie conforme à l'identité française, l'expression courageuse et assumée d'un modèle libéral, social et écologique original. François Bayrou a expliqué que Nicolas Sarkozy était le premier président qui baissait la tête et proposait allégeance au modèle américain. Ni les présidents De Gaulle, ni Mitterrand ni Chirac, ne se sont inféodés à un autre modèle démocratique que le modèle français. Le modèle proposé par Nicolas Sarkozy du "fais du fric, et si tu ne peux pas faire, tant pis pour toi!" est l'incarnation d'une croyance idéologique en l'argent roi, l'ambition décomplexée et la recherche du financier à court terme. Chez Nicolas Sarkozy, il n'y a pas de volonté de coopération entre les peuples et les nations - d'ailleurs il n'y croit pas -, il n'y a pas volonté de respect de l'autre, il y a juste une croyance en un pouvoir absolu fondé sur la société de la peur et des clivages entre les générations et entre les couleurs.
François Bayrou, dans sa démarche d'indépendance, a exprimé ce week-end une volonté généreuse de restaurer le contrat républicain, fondé sur l'effort, la culture, l'éducation, la créativité et le goût de l'entreprenariat, la solidarité nationale, et le respect de ce qui nous dépasse, l'idée de nation, l'Europe, la nature.
Chez les démocrates, il n'y aura pas d'antisarkozysme primaire, il n'y aura pas d'antihollandisme, mais uniquement un choix de société assumé, conforme à l'identité de la France, qui fait de son Etat Providence, de son secteur public, de ses grandes entreprises énergétiques, des forces économiques pour développer les forces politiques et sociales.
Le Forum des Démocrates de Seignosse, c'était l'occasion de tisser des liens avec les démocrates parisiens, de régions, jeunes, moins jeunes, nouveaux ou anciens militants, de rencontrer et écouter les grandes voix démocrates de Jean-Luc Bennahmias, Corinne Lepage, Jean-Marie Cavada, Marielle de Sarnez, Michel Mercier, etc.
L'élan démocrate est là : François Bayrou anticipe un parti de 100 000 adhérents pour fin 2008. Cet élan doit être converti aux élections municipales, dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Brest, Bordeaux, et également dans les villes de taille petite et moyenne, preuves d'un ancrage politique réel.
Fort de son idéologie libérale, sociale et écologique, le Mouvement démocrate entame sa rentrée politique...
Thibault
Crédit Photos : François de l'Imprévu - Paris 14è
10:45 Publié dans Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : moDem, bayrou, démocrate, seignosse
12.09.2007
J-1 avant le débarquement démocrate
C'est la rentrée politique démocrate ! Voici trois mois que les élections présidentielle puis législatives sont passées. Des élections qui ont marqué un engouement citoyen et un souhait pour un renouveau politique.
L'été démocrate aura été intense et aura vu des dizaines de milliers de militants se rencontrer et échanger dans les sections, les fédérations, dans les conseils muncipaux et départementaux, et bien entendu sur Internet.
A Paris, l'été a été animé de débats et de réflexions politiques intenses entre anciens et nouveaux démocrates. Hier soir, Quitterie Delmas et une équipe de démocrates organisaient un Café Démocrate à Bastille avec Corinne Lepage et Fadila Mehal, l'occasion de signer la rentrée politique et d'exposer ce que voulaient faire les militants du MoDem.
Le Mouvement Démocrate démarre sa rentrée politique avec le Forum des Démocrates de Seignosse entre le 13 et le 16 septembre. Au programme, débats, conférences et ateliers afin de créer le lien et construire l'existence du Mouvement Démocrate.
Le MoDem répond à une recherche de citoyenneté : Corinne Lepage le souligne, le MoDem sera un parti libéral, social et écologique.
Libéral car ancré dans la réalité économique.
Social car profondément solidaire et donnant un rôle fort à l'Etat Providence.
Ecologique car il pronera la sobriété et le remplacement de l'ère des matérialismes par de nouveaux idéaux civiques.
Le Forum des Démocrates signe l'entrée en politique de ce formidable espoir qu'est le MoDem. Seignosse est un événement charnière de l'histoire politique française car il représente le mouvement spontané de citoyens qui auront décidé de s'approprier la vie politique et de se rendre maîtres de leur destin.
Thibault
17:30 Publié dans Evénements démocrates | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : moDem, bayrou, démocrate
11.09.2007
Des blogueurs sous influence ?
Hier soir, je me suis rendu à l'Entrepôt, dans le 14è arrondissement pour la 10è édition de Paris blogue-t-il. A titre personnel, il s'agissait de ma première réunion de blogueurs. Instant de découverte.
L'entrepot est un lieu de rencontres culturelles et artistiques de la rue Francis de Pressensé, près de la station Pernety, qui organise conférences, débats, spectacles, concerts et expositions pour les amateurs de culture à Paris.
Je retrouve François dans la grande salle de l'Entrepôt ou gravitent déjà une bonne centaine de gens, agés en moyenne de 30-35 ans, à légère majorité masculine.
A partir de 21h, la salle de 300 personnes s'anime, les vidéos circulent et les appareils-photos crépitent en vue de la préparation des reportages de la nuit pour restituer la soirée. Les blogueurs de Mémoire Vive réalisent un live de la soirée sur leur blog.
Cette soirée, c'est une occasion de rencontres entre des intellectuels parisiens particulièrement addicted à l'information. On sent bien que l'on se trouve dans un groupe d'influences politique et culturelle, où les réseaux se créent, se nouent, afin d'organiser la couverture d'événements.
Mais ce qu'il y a de plus frappant, c'est aussi le détournement d'usage qu'il peut y avoir.
Les blogueurs, outre leur volonté insatiable de sensationnalisme et de recherche d'information confidentielle, sont des groupes d'influences aux profils très identifiés : plutôt jeunes urbains, très amateurs de technologies, faiseurs d'opinions. 
S'ils ne sont pas uniquement contestataires, on voit bien que beaucoup de blogueurs ont la capacité d'être de formidables outils de buzz marketing et de diffusion de l'information. Les blogueurs n'aiment pas la contrainte : ils aiment la liberté de ton, la liberté éditoriale, la liberté de contester ou la liberté d'approuver. Ils ne font pas de systématisme.
La soirée était l'occasion pour un nouvel opérateur mobile de lancer un nouveau produit très innovant, tout illimité, patati patata.
Ce que je trouve assez frappant, c'est l'instrumentalisation du pouvoir d'influences des blogueurs au service d'intérêts commerciaux et marketing. En flattant les égos à coups de cadeaux et de mises en avant, le nouvel opérateur mobile souhaite fédérer... mais sans forcer. C'est-à-dire influencer la communauté de blogueurs en son sens, mais sans contraintes. En créant le lien communautaire avec les blogueurs, les sociétés de marketing viral peuvent parvenir à influencer les lignes éditoriales de certains blogueurs plus technos et gadgetophiles que d'autres afin d'assurer leur promotion par un savant "caressage-dans-le-sens-du-poil".
Les blogueurs subissent des assauts de cercles d'influences qui souhaitent instrumentaliser leur action à des fins privées.
On connaît les lobbies de l'assemblée. Il y a aussi les lobbies autour des blogueurs.
Thibault
11:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : moDem, bayrou, démocrate, blog, internet
10.09.2007
Bruits de couloir...
François Fillon "collaborateur" ?
Nicolas Sarkozy aura qualifié François Fillon de "collaborateur" vers le 20 août dernier. Le premier ministre a tenu a corriger le tir en privé auprès du Président de la République.
Les ministres du Président Nicolas Sarkozy doivent avoir un sommeil bien agité...
Nouvelle synthèse au PS
François Hollande, Premier Secrétaire du PS, va créer un "comité de liaison" à gauche avec le PS, les radicaux de gauche, le PC et les Verts. Afin d'avoir un discours synthétique et constructif sur des sujets d'actualité comme les Grenelles de l'Environnement.
Les résultats à la présidentielle ont montre que cette stratégie de synthèse fonctionnait très bien.
Invalidation du CNE
On n'en a pas beaucoup entendu parler, mais la Cour d'Appel de Paris a récemment invalidé un cas de CNE, créé par l'ex premier Ministre Dominique de Villepin, car il a été jugé contraire à la Convention (158) de l'Organisation Internationale du Travail. La Cour d'Appel a confirmé une décision des Prud'hommes de Longjumeau d'avril 2006. Les syndicats de salariés sont satisfaits de cette décision qui peut faire jurisprudence. Le Ministère du Travail de Xavier Bertrand a été un peu plus discret sur ce sujet.
En 2005, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, avait eu un positionnement ambigu mi-chèvre mi-chou sur le CNE.
Le CNE contraire à la législation européenne ? Forcément, ce n'est pas un très bon titre de gloire pour le gouvernement Villepin.
Le Mouvement Démocrate cherche sa structure
Didier Bariani a demandé à François Bayrou d'éviter toute "fuite en avant" pour la création du MoDem.
Le conseiller de Paris craint une disparition de l'UDF au sein du Mouvement Démocrate.
Le Mouvement Démocrate, parti unique ? Ou bien confédération de partis : UDF, Cap21, Verts et personnalités issues de la gauche ?
Le Congrès de l'UDF à la Toussaint permettra de répondre à cette question, le MoDem n'ayant actuellement pas de réelle présence politique.
Des ministres du gouvernement limogés à la rentrée 2008 ?
Des rumeurs courent : certains ministres pourraient quitter le gouvernement début 2008. Fait qui ne serait pas forcément étonnant : "l'ouverture" ayant été faite, l'opposition laminée, le Nouveau Centre inféodé, les centristes poussés au silence jusqu'à aujourd'hui, le président Nicolas Sarkozy n'aura bientôt plus besoin de certains ministres.
Une fois la réforme du statut du président passée, on pourrait revoir plus souvent Hervé Morin et Valérie Létard sur les bancs parlementaires. Rachida Dati commence à poser des polémiques et fragiliser la position de Nicolas Sarkozy : peut-être va-t-elle devoir retourner à la magistrature ?
François Fillon a déclaré : "Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes [dans mon gouvernement] mais c'est difficile de changer les habitudes, difficile d'imprimer une volonté dans un pays qui a été trop longtemps immobile".
Gaffe de Rama Yade ?
Rama Yade, Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, a rencontré la semaine dernière des squatteurs sous le coup d'une décision de justice d'expulsion. Petite gaffe politique que François Fillon a couvert avec brio en prétextant "l'inexpérience" de Rama Yade.
Thibault
11:10 Publié dans Bruits de couloir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Modem, bayrou, démocrate, républicain


